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L’or brut ne s’exporte plus : ce que change l’obligation de raffinage
Depuis le 26 juin 2026, tout l’or produit en Guinée doit être raffiné sur place avant de sortir du pays. Ce que cela change pour un acheteur international.
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Le 26 juin 2026, le président Mamadi Doumbouya a annoncé l’interdiction d’exporter de l’or brut. La mesure vise toute la production : industrielle, semi-industrielle et artisanale. L’or doit désormais être raffiné, coulé en lingots certifiés et titré en Guinée avant de quitter le territoire.
Ce que l’acheteur reçoit change de nature
Jusqu’ici, une part de l’or guinéen partait sous forme de doré — un alliage brut dont la teneur se vérifie à l’arrivée, chez le raffineur de l’acheteur. La mesure déplace cette étape en amont : ce qui sort du pays est un lingot déjà titré.
Pour un acheteur, la conséquence est double. Le produit est plus lisible — un titre certifié plutôt qu’une teneur à établir — mais le circuit se resserre autour des installations agréées.
Une seule raffinerie en service
La Nimba Gold Refinery, à Gbessia dans la banlieue de Conakry, est le seul outil détaillé publiquement. Née d’un partenariat public-privé avec Emirates Minting Factory, elle affiche une capacité initiale d’environ deux tonnes d’or par jour, extensible à quatre.
Rapporté aux volumes : la Guinée a exporté près de 69,3 tonnes d’or en 2025, dont 49,6 issues de l’orpaillage et de la petite exploitation, et 19,9 de sources industrielles. La capacité annoncée couvre donc le besoin sur le papier ; sa montée en régime est le point à surveiller.
Ce qui reste à préciser
Ni la date d’entrée en vigueur, ni l’instrument juridique — décret, modification réglementaire, révision des licences d’exportation — n’ont été rendus publics au moment où ces lignes sont écrites. Aucune exemption n’a été annoncée.
Pour un acheteur qui négocie aujourd’hui, la question utile n’est donc pas « la mesure s’applique-t-elle ? » mais « sous quel délai, et avec quels justificatifs ». C’est le genre de point qui se règle au contrat, pas après.
Sources : Guinea Mining Insights, Ecofin Agency. Photographie : Allen Drebert, domaine public.



